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Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

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Le but général de la totalité de cette série d'articles prévus, si il est matériellement possible de les réaliser jusqu'au bout, sera de réfléchir à ce qui vient de se produire à Nantes le 22, mais aussi à ce qui va suivre

(c'est-à-dire, pour commencer, à l'organisation face à la Cop21, conférence mondiale sur le climat à Paris en fin 2015),

car il est probable que le 22 février marque un saut qualitatif dans l'organisation de la répression (hypothèse à vérifier), compte tenu de la séquence historique où nous nous trouvons.

Saut auquel nous n' étions pas préparés dans nos têtes, d'où l'urgence de réfléchir au pourquoi et au comment faire pour se prémunir et riposter.

J'ai vu, ce samedi 22, des militants et des manifestants sidérés et désarmés, parfois fascinés, mais en tout les cas, dans l'incapacité de réfléchir et de comprendre ce qui leur tombait dessus.

Ce fut un choc pour bon nombre.

Cependant, le constat de ce choc ne doit pas nous faire oublier que cette manifestation fut aussi un succès, malgré toutes les chausse-trappes ourdies par le gouvernement, la mairie et la préfecture de Nantes.

Succès réel, que la propagande gouvernementale cherche à transformer en échec désastreux dans l'imaginaire des gens.

Les misères, que l'on nous prépare, ne sont pas encore derrière nous et la méthode Coué, qui consisterait à opposer aux noires désinformations une satisfaction massive et sans nuance, serait inefficiente chez la population.

Plutôt que la méthode Coué, ce sera la méthode secouée et déconstructiviste, qui ne réjouira pas, dans un premier temps, une grande partie des nôtres, qui se sentiront pris à rebrousse-poil. Au choc ressenti, s'ajoutera peut-être chez eux le sentiment d'un renversement de leurs repères.

Pour avancer et prévenir le pire, avons-nous le choix ?

[Cette dizaine de lignes, plus haut, a été ajoutée, le 27 février, à la suite de quelques réactions de lecteurs et aussi à la suite de la demande, hier, auprès de Hollande, de démantèlement immédiat de la ZAD. Demande de Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire et du syndicat aéroportuaire du Grand Ouest, également pour compléter son beau palmarès, solférinien distingué, c'est à dire appartenant au PS, le nouveau Parti Sécuritaire ]

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Le but de cet article présent, avant tout factuel, élaborés grâce aussi aux matériaux puisés dans les témoignages et à l'aide d'entretiens conduits dans le vif de l'action, sera d'abord de mettre à l'épreuve l'hypothèse du piège sécuritaire.

Mon avis, c'est qu'il est inexact de parler de débordements, puisque tout paraît avoir été balisé par le pouvoir pour que les manifestants soient poussés à la ''faute'', qui justifierait la répression violente, puis la délégitimation de l'ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ). Ce qui, in fine, justifierait l'excision du "kyste zadiste".

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

Il est nécessaire d'écouter ce qui suit et d'y revenir après lecture de l'article pour comprendre

l'enchaînement des incidents.

Cliquez sur ce lien pour écouter Quentin :

http://www.itele.fr/france/video/jetais-la-pour-manifester-pas-pour-faire-la-guerre-73633

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Lien avec un autre article du blog :

Solidarité avec Quentin, qui a perdu son œil le 22 février à Nantes ! Souvenons-nous de Migliore et de l'injustice de classe !

Perdre un œil, c'est déjà trop, ça aurait pu être bien pire,

vu les 'conditions/entonnoir' dans lesquels le pouvoir a poussé la manifestation. J'ai entendu, le 24 février, un militant radical ayant participé à la manifestation du 22, qui pensait que les organisateurs auraient dû décommander le 20 cette manifestation pour le 22.

Il aurait été impensable de plier devant les menaces et le chantage. ( voir arrêtés préfectoraux plus bas, Doc 1 et 2)

Cette manifestation, avec ces chars et ces festivités, qui ont été en partie écourtées, avaient été préparées de très longues dates.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

Les organisateurs et les manifestants étaient pris en fourchette, d'où une touche de déni quant aux dangers. Déni juste évoqué dans ce texte et sur lequel il faudra revenir, car cette situation se renouvellera et il faudra bien trouver des solutions. Ce déni ne touchait pas les Zadistes comme vous le verrez un peu vers la fin du texte.

C'est dans un second ou un troisième article que nous essaierons de comprendre le pourquoi, la fonction de ce piège et d'examiner toutes ses facettes, si piège il y a.

Mon opinion, je ne le cache, est faite.

Il est d'ailleurs important de ne pas la cacher, après les grave accusations du pouvoir et les plaintes, que ce même pouvoir a déposées (la meilleure défense est l'attaque), ainsi que de la facture salée, à la suite des dégâts occasionnés par les provocations gouvernementales mises en œuvre par leur cheville ouvrière/policière, appuyée par une désinformation étalée ad nauseam dans les médias.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

N'oubliez pas qu'à Notre-Dame-des-Landes, il y a eu 13 fermes détruites par le pouvoir et dont il ne reste pas pierre sur pierre, alors que les recours en justice n'avaient pas encore été tranchés.

Sans parler des blessés.

Vous trouverez la lettre d'un médecin généraliste, qui a officié sur la ZAD au cours d'une répression policière en novembre 2012, à la fin du texte .

À lire absolument, après la fin de cet article, les trois pages de la lettre du médecin généraliste, dressant la liste des blessures les plus graves occasionnées sur la ZAD lors de la répression de 24 et 25 novembre 2012.

Éclats d'une grenade assourdissante, Zadiste amené à la ''Vache-Rit'', qui tenait lieu d'infirmerie de campagne.

Éclats d'une grenade assourdissante, Zadiste amené à la ''Vache-Rit'', qui tenait lieu d'infirmerie de campagne.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

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Nous allons, pour commencer, examiner comment s'est élaborée la décision ou l'indécision et finalement l'indétermination du parcours fatidique des anti-Ayrauport du 22 février nantais. Vous comprendrez que ce ne fut pas du fait des organisateurs.

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Les Parisiens , qui ont l'habitude des manifestations avec des parcours déclarés à l'avance et sur lesquels on ne déroge pas, auront la surprise d'apprendre, qu'

« il existe une tradition syndicale en Loire-Atlantique selon laquelle on ne demande pas d’autorisation, on déclare les manifestations », point barre ...

explique Julien Durand, pilier et porte-parole de l’Acipa

Parcours initial, tracé en noir. Débute en haut à droite, là où est écrit la lettre D, c'est-à-dire à côté de la préfecture.

Parcours initial, tracé en noir. Débute en haut à droite, là où est écrit la lettre D, c'est-à-dire à côté de la préfecture.

Pour qui connaît ce contexte nantais, l'arrêté du préfet relatif au parcours, qui tombe comme un couperet, quasiment 24h avant le défilé, fait preuve d'une bonne dose de mauvaise foi quand on y lit les considérations censées justifier le refus de l'itinéraire prévu par le collectif, particulièrement ce motif :

« CONSIDÉRANT que les organisateurs n'ont pas déclaré la manifestation dans les formes légales mais ont fait connaître par voie de presse le 20 janvier un projet d'itinéraire comportant des rues où l'ordre public et la sécurité de la manifestation ne pourraient être assurés, malgré le courrier envoyé le 14 février pour les en dissuader ».

[ Lire les arrêtés préfectoraux, Doc 1 et 2 plus bas ]

Patrick Lapouze, directeur de cabinet du préfet justifie cet arrêté de cette façon :

« Nous avons souvent des manifestants non disciplinés. Mais lorsqu'il s'agit de manifestants institutionnels avec des personnalités politiques présentes, il serait tout de même bon que les règles républicaines soient respectées » ...

Ha ! Bon ! Alors Bové, Mélenchon et Éva Joly, fallait pas venir !

Il est évoqué aussi la période des soldes et que ce genre d'événement n'est pas bénéfique pour le commerce

Il ajoute encore :

« Le Cours des 50-otages n'est pas un problème, au contraire c'est le lieu des manifestations institutionnelles » Ah ! Oui ! Ben alors ?

Effectivement, ce parcours-là ne devrait pas faire problème, puisque toutes les manifestations passent traditionnellement par cet endroit-là à Nantes (ce point est à retenir pour la suite). C'est d'ailleurs le trajet obligé de toutes les manifestations.

Cependant, alors que l'on sait que l’État, c'est-à-dire, qui vous savez auprès de Hollande, est intervenu pour refuser que le cortège ne passe par ''le Cours des 50-otages'' et pour mettre en difficulté le collectif, c'est pour le moins exagéré de la part de Mr Patrick Lapouze d’alléguer ensuite :

« Mais les organisateurs voulaient passer aussi par les rues latérales, commerçantes et tortueuses où le maintien de l'ordre n'était pas possible. À partir du moment, où ils ont refusé, j'ai indiqué que je bloquerais le Cours. »

Si Mr Patrick Lapouze dit vrai et qu'il cherchait sincèrement à ne pas rendre la manifestation impossible,

pourquoi n'a-t-il pas tout simplement décidé de bloquer seulement les rues tortueuses ?

Doc 1, arrêté préfectoral.

Doc 1, arrêté préfectoral.

Julien Durand, porte-parole de l’Acipa déclare :

« La préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. »

Ainsi, la préfecture a mis habilement en difficulté le déroulement de la manifestation et,

en l'état, tout autre itinéraire devenait impossible et périlleux, en mettant, de facto, tous les protagonistes en danger.

Examinez les noms des rues marquant les limites de la zone (dans Doc 2) et scrutez les deux plans insérés dans le texte et vous réaliserez, que juste le point d'arrivée de la manifestation se retrouvait franchement hors de la zone d'exclusion.

Doc 2, arrêté préfectoral où le nom des rues exclues et les horaires d'exclusion, 8h à 22h, sont notifiés.

Doc 2, arrêté préfectoral où le nom des rues exclues et les horaires d'exclusion, 8h à 22h, sont notifiés.

Vu les traditions d'organisation des parcours des manifestations à Nantes.

Vu les quelques éléments notés plus hauts, vous reconnaîtrez que l'ensemble constitue une monstrueuse provocation.

Voici la zone d'exclusion en rouge, à mettre en rapport avec l'itinéraire prévu initialement.

Plan  n° 2, zone d'exclusion est saumonée.

Plan n° 2, zone d'exclusion est saumonée.

Le 21 février au soir, chez le paysan, membre actif de l'ACIPA en lien avec la ZAD, qui nous hébergeait pour quelques jours, alors que je ne connaissais pas encore tous les éléments livrés plus haut, il devenait évident qu'il s'agissait d'un piège.

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Et ce, juste en considérant que l'itinéraire avait été refusé 24 heures avant la manifestation ;

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

que les moyens de transports pour se rendre au départ ou pour repartir de cette manifestation, prévue pour 13 h, seraient fermés de 11h à 19h 30, ce qui impliquait que les manifestants viendraient plus tôt et seraient susceptibles de faire des va-et-vient entre les zones d'exclusion et le point de départ déjà compris en partie dans la zone rouge illégale, sans s'en rendre compte ;

que le dispositif policier serait regroupé au centre ville, d'où il pourrait intervenir n'importe où, n'importe quand ;

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

que le blocage de la ville par les 450 tracteurs inscrits (en fait, ils seront 520 en tout) qui arrivaient de partout, redoublé par le blocage de la police, ce qui empêchait les mouvements et de facto gênait la circulation des informations.

Les gens, non résidant à Nantes et ne connaissant, pas la ville se retrouvaient pris dans la nasse.

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Il me semblait que tout cela ne présageait rien de bon.

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À cela, si on ajoute un autre point, dont je n'étais pas informé

à ce moment-là, à savoir que, dans la zone d'exclusion en rouge (voir plan n° 2 zone rouge, plus Doc N° 2 ), les regroupements de personnes, mordant sans le savoir sur la zone d'exclusion, seraient réprimés de 8h du matin à 22h 30.

La coupe était vraiment pleine. Les Bretons informés et déterminés à venir ne pouvaient être complètement dupes, qu'ils risquaient d'aller au casse-pipe. Ayrault comptait certainement aussi sur ce côté dissuasif pour affaiblir la mobilisation.

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Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

... Mais comment envisager de faire marche arrière ?

Était-il souhaitable ou même possible d'annuler brusquement la manifestation la veille ?

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Notre hôte était persuadé, que vu la proximité des élections, l'aspect festif du défilé et les sondages plutôt favorables aux contestataires de l'aéroport, il n'y avait jamais eu de risque pour cette date. C'était sans doute l'opinion majoritaire à l'ACIPA.

C'est ce mécanisme de déni, important à comprendre, que nous tâcherons d'examiner la prochaine fois, car en 2015 à Paris, se déroulera la Cop21, Conférence Mondiale sur le Climat et les conditions seront analogues à celles de ce 22 février.

Pour en revenir au 22 février, il me semblait que la réussite de cette manifestation était inacceptable pour Ayrault.

La réprimer ou mieux la faire échouer, permettrait à Ayrault, non seulement de légitimer la répression post-élections, en vue de commencer les travaux, même symboliquement,

mais en plus de donner des gages en vue d'une éventuelle alliance avec le centre droit après les élections.

Nous reparlerons dans un second article, des enjeux globaux et cruciaux, réels et ceux plus ou moins fantasmés, qui rendent désormais inacceptable l'occupation même momentanée d'un centre ville. Se rendre visible en centre ville, c'est prendre place, ça revient symboliquement à se rendre maître du lieu.

Tout du moins, ça semble maintenant être vécu de cette façon par le pouvoir, qui sent qu'avec la défiance généralisée, tout peut lui échapper. Ce qui rend ce pouvoir plus dangereux et plus répressif et c'est pourquoi il nous faut regarder le mal en face. Le déni renforce les dangers.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

Donc, cette ''occupation'', même en pointillés, tendant à être vécue comme une atteinte dangereuse envers la légitimité du pouvoir en place, expliquerait aussi les consignes impliquant les violences policières du 22 février à Nantes.

D'autre part, nous avions passé l'après-midi du 21 février à la ZAD, où nous avions vu, notamment, les brigades de clowns s'entraîner. L'un d'entre eux, à la ''Chat-Teigne'', nous avait quasiment supplié de venir au cas où, vous verrez dans quelle fonction, car disait-il :

« Les clowns seront en tête du cortège, mais aussi un peu partout pour faire tampon avec les flics. Nous allons en prendre plein la gueule ! Nous sommes là pour vous protéger, mais nous sommes non-violents et nous avons besoin aussi d'être protégés. Pouvez-vous venir avec vos appareils photos pour témoigner en cas de violences et d'ennuis ? ».

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

Cette requête a été réitérée. Pour ma part je ne possède pas d'appareil photo et étant dépourvu de portable, mon autonomie dans le cortège était limité, car il fallait que je reste en contact avec notre petit groupe. Et j'étais très ennuyé, car je comprenais parfaitement sa requête et c'est sans doute ce qu'il a compris en insistant auprès de moi.

J'ai lu, dans des commentaires sur internet, les regrets de certaines personnes, qui pensaient que les problèmes du 22 février résultaient du manque de service d'ordre.

Ces gens se trompent.

Ce service d'ordre non-violents et non-autoritaire,

c'était les brigades de clowns et ayant participé à des services d'ordre, je peux témoigner que ces derniers ont accompli un travail difficile et remarquable.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

Les éléments anti-capitalistes et radicaux, provoqués par le dispositif policier, auraient été encore davantage énervés par un service d'ordre genre CGT ou même PG.

Juste des clowns anars et non-violents pouvaient le faire.

En considérant que les flics avaient des consignes auxquelles ils ont parfaitement obéi, et ce, dans un lieu et des conditions que le pouvoir avait choisis, construits et imposés, nous pouvons estimer qu'aucun débordement n'a eu lieu.

C'est pourquoi, ce sont les discours anti-casseurs, anti-ACIPA et anti-Zadistes des Aymeric Seassau et consorts, qui sont totalement intolérables.

Il faut que les choses soient claires, en aucune façon les Zadistes de la ZAD n'ont pu être mêlés aux accrochages avec la police, bien que, vu les circonstances ça a dû les démanger, y compris les non-violents.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

Ils n'ont pu être mêlés aux accrochages, tout simplement parce qu'ils étaient absorbés par les tâches d'organisation et particulièrement par les brigades de clowns, qui précisément faisaient tampon.

D'autre part, un petit nombre est resté pour protéger la ZAD au cas où les forces de l'ordre ou des nervis de Vinci viennent faire des ''blagues'' dans leurs dos.

Des rondes de voitures et des postes de surveillance ont été organisés avec l'aide de paysans de la région et de l'ACIPA *².

Toutes ces choses n'ont pas été dites.

Parler de l'ACIPA comme d'une vitrine légale d'un mouvement armée est donc grave

et ces propos gouvernementaux mériteraient d'être poursuivis en justice.

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Qui est la vitrine légale d'un mouvement armée pouvant impunément utiliser des armes dites ''sous-létales'' (bel euphémisme) et arracher un œil à un manifestant pacifique ?

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Maintenant que le cadre est posé, vous avez certainement compris, que la ville de Nantes et en particulier son centre était en état de siège et les manifestants dans un piège, qui allait se refermer sur eux.

Le parcours forcément incohérent.

Rien que le point de départ et la longue rue de Strasbourg se situaient déjà en zone d'exclusion,

La tête articulée avec caméra et avec la lance du canon à eau est entourée en rouge.

La tête articulée avec caméra et avec la lance du canon à eau est entourée en rouge.

d'où les grilles/murailles, où à quelques mètres du cortège très calme, la tête mobile d'un canon à eau téléguidé, de dernière génération, qui, tel un cobra mécanique, scrutait tous nos mouvements.

Je n'ai pas d'appareil photo et n'ai pas trouvé exactement le modèle de canon à eau, qui ressemblait aux robots de l'OCP dans le film ''Robocop''.

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d'où la possibilité, donnée au dispositif policier, de rompre le cortège à cet endroit-là et en plusieurs endroits ;

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d'où un parcours rétréci à un portion de 800 mètres, malgré une foule de peut-être plus de 50 000 personnes ;

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Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

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d'où, logiquement, la non fluidité du cortège ;

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

d'où les velléités d'emprunter le parcours habituel des manifs nantaises par le « Cours des Cinquante Otages », d'autant que le cortège se trouva coupé en amont.

Ce texte est bien plus long que celui envisagé au départ. La prochaine fois, je continuerais dans le factuel en essayant de relater heure par heure de ce qui peut être relaté. Nous reparlerons de Quentin et de la question des armes dites ''sous-létales''. Nous vous expliquerons comment fonctionne les grenades ''assourdissantes'', dites aussi ''flash/bang'' et que j'appelle ''déflagrantes'', vous comprendrez pourquoi.

La question du piège sécuritaire traversera le texte

Si le temps ne manque pas, cette série d'articles devrait être bouclé en trois ou quatre parties.

Au prix de l’œil de Quentin, le Piège Sécuritaire nantais fatidique bientôt dévoilé ?

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Il faut absolument réfléchir comment soutenir Quentin, qui va porter plainte.

Pourquoi ne pas lancer de nombreux comités de soutien et de lutte contre l'emploi des armes ''sous-léthales'' et la répression policière ?

Lutte connexe à la lutte anti-fasciste.

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Bon courage et bonne mobilisation pour l'attaque défensive générale !

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Théo DUCHON

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*¹[Paris a fait exception dans bien des domaines, puisque depuis depuis la Commune de 1871, le premier maire élu, le fut en 1977, après plus d'un siècle de suppression, donc assez récemment... Paris fait encore exception dans bien des domaines, quoique au train où l'on va, c'est la France qui risque de se retrouver sous un état d'exception.]

*²[Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ].

*³[ Lettres d'un médecin généraliste ]

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Le genre d'éclats qui pénètre dans la chair avec un certain type de grenade dite ''assourdissante''

Le genre d'éclats qui pénètre dans la chair avec un certain type de grenade dite ''assourdissante''

Tag(s) : #Notre-Dame-des-Landes, #Répression, #Libéral autoritarisme, #Échos des Luttes